Basé sur Les Vagues (The Waves) de Virginia Woolf
Mise en scène et scénographie : Élise Vigneron
Production : Théâtre de l'Entrouvert
Les enfants du roman de Virginia Woolf, Les Vagues, sont les protagonistes de ce spectacle, représentés par des marionnettes de glace auxquelles leurs doubles acteurs/marionnettistes donnent voix et mouvement. Alors qu'ils dansent et volent à travers la scène, les enfants vieillissent comme dans le roman de Woolf, abandonnant leurs vêtements d'enfant avant de commencer à dépérir sous nos yeux. De l'eau s'accumule dans une piscine peu profonde sur la scène, reflétant davantage la lumière qui ricoche à travers les membres de glace des formes suspendues en train de fondre. La luminosité pâle et la musique douce sont parfois interrompues par le craquement des parties du corps qui tombent dans la piscine en contrebas. L'illusion de chaleur humaine générée par la glace est étrangement intime, car les squelettes de glace sont tendrement bercés par les acteurs comme s'ils rendaient leur dernier souffle.
La symphonie des voix, de la chair, de la glace et de l'eau est orchestrée par un système complexe de cordes qui incarnent littéralement l'interconnexion entre l'humain et le non-humain. Les voix parlent d'amour, de trahison, de désespoir, de détermination, et du retour aux vagues au gré des flux et reflux de leurs vies. Ces histoires profondément personnelles sont partagées, ou incarnées conjointement par les acteurs/marionnettistes, et placées au niveau symbolique de la planète. Le spectacle s'ouvre sur un grand globe de glace qui oscille d'abord doucement, puis de plus en plus rapidement à travers la scène, avant de perdre son équilibre en plein vol et de s'écraser au sol dans une explosion d'éclats de glace. – A. Street








